Soyez honnête, quand avez-vous visité le Louvre pour la dernière fois ? Un bout de temps, pas vrai ? Alors, ne perdez pas une minute de plus, il y a du boulot : l’on dit qu’il faut environ 100 jours pour voir le musée dans son intégralité.

En ce moment, l’institution parisienne a mis en place des mesures ayant pour but de réduire l’affluence : nombre limité de visiteurs et billets à entrée programmée. Et vous savez ce que ça veut dire ? Que vous aurez le musée pour vous et rien que pour vous (bon d’accord, presque) lors de votre prochaine visite.

Mais par où commencer ? On sait, on sait : la Vénus de Milo et la Victoire de Samothrace, vous les connaissez sans doute par cœur. Alors, pour vous aider dans votre exploration, nous vous avons concocté un itinéraire qui vous permettra de voir ses trésors les mieux gardés du Louvre.

Laissez des génies protecteurs vous ouvrir la voie

Toisant les curieux du haut de leurs 4,2 mètres, ces imposants gardiens de pierre datent du VIIIe siècle avant Jésus-Christ. Connues sous le nom de shedu ou lamassu, ces statues représentent d’énormes taureaux ailés androcéphales qui protégeaient autrefois le palais du roi assyrien Sargon II. Tout droit venues de leur Irak natal, ces sculptures sont désormais à admirer au Louvre.

Fondations médiévales du Louvre (niveau inférieur du pavillon de Sully)

Découvrir des chefs-d’œuvres artistiques au Louvre, rien de plus normal. Mais qui aurait cru qu’il était également possible de tomber sur de véritables ruines médiévales ? En effet, grâce aux excavations d’un groupe d’archéologues dans les années 1980, les visiteurs du musée du Louvre peuvent désormais explorer les ruines du château qui se dressait autrefois à l’emplacement actuel du palais entre le XIIe et le XVIe siècles. Peu de gens connaissent l’existence de ces vestiges ; les visiter fait de vous un véritable connaisseur du Louvre.

Passez un tête-à-tête avec le buste d’Aménophis IV / Akhénaton

Sculpté en 1372 avant Jésus-Christ sous le règne d’Aménophis IV, ce fragment provient de l’un des piliers du temple d’Amon à Karnak. Avec son impressionnant degré de détail et son état de conservation exceptionnel, ce buste est un incontournable pour les amateurs d’Égypte ancienne et l’un des secrets cachés du Louvre.

Sceptre d’or de Charles Quint

On sait qu’on a réussi dans la vie quand une sculpture miniature à notre effigie orne le sceptre d’un monarque français. Et, pour Charlemagne, c’était la consécration. Conservé au Louvre depuis 1793, le sceptre de Charles Quint a été utilisé dans de nombreuses cérémonies de couronnement, dont celle de Napoléon Bonaparte.

Les deux sœurs (Théodore Chassériau)

Œuvre phare du mouvement romantique français, « Les deux sœurs » de Théodore Chassériau est conservée au Louvre depuis 1918. Le tableau a d’abord reçu un accueil mitigé de la part des critiques lorsqu’il a été dévoilé au grand public en 1840. Depuis lors, le portrait des deux sœurs de Chassériau, Adèle et Aline, a captivé les amateurs d’art et certains ont même affirmé que les deux femmes étaient en réalité de vraies jumelles.

Épiez l’hippo

L'hippopotame bleu, Louvre - Origine : Egypte ancienne

Si descendre la Seine en bateau-mouche est un must lors d’une visite de la capitale, il y a une autre curiosité aquatique à ne manquer sous aucun prétexte. L’hippopotame bleu, datant de l’Égypte ancienne, est un véritable trésor historique : avec sa couleur turquoise, cette statuette est décorée de manière à représenter l’animal dans son habitat naturel, entouré de roseaux. Cependant, pendant des siècles, sa demeure était beaucoup plus sèche, car l’hippopotame bleu faisait partie des trésors funéraires dans la tombe d’un fonctionnaire de haut rang.

Les Oiseaux, 1953

Le Louvre n’est pas vraiment connu pour sa collection d’art contemporain, mais en 1953, l’on demanda à George Braque de contribuer à la collection permanente du musée en peignant une fresque sur le plafond de la chambre d’Henri II. L’œuvre est censée représenter un puits de lumière : les personnes se trouvant au dessous lèvent les yeux pour admirer la nature, des oiseaux, un ciel étoilé et la lune.

Suivez le faucon

Le roi Taharqa à genoux devant un énorme faucon d'or. Louvre, Paris.

Cette statuette montre Taharqa, chef de la Nubie et de l’Égypte, agenouillé devant un énorme faucon d’or. Bien que pour des yeux modernes cela puisse sembler un peu abstrait, le faucon est ici le dieu Hemen, le patron de la ville de Hefat, actuellement connue sous le nom d’el-Moalla, en Égypte. Arrêtez-vous devant cette statuette non seulement pour l’histoire incroyable de la pièce, mais aussi pour admirer l’or rutilant de la pièce ainsi que la prouesse de ses détails.

Patrick Allan-Fraser — Vue de la Grande Galerie du Louvre en ruines

Ce tableau signé Allan-Fraser montre la Grande Galerie du Louvre en ruines. Rares sont les musées qui abritent des œuvres qui présentent les vestiges du bâtiment où elles sont conservées. Au cœur des gravats, un jeune artiste, visiblement impassible devant le triste spectacle qui l’entoure, examine minutieusement une statue et imite sa position. Son message est clair : même après que tout a été réduit à néant, l’espoir et la résilience persistent. Criant de pertinence.

Bonus : l’incontournable Joconde

La Joconde de Léonard de Vinci.

Cela va sans dire, l’attraction principale du Louvre est la Joconde de Léonard de Vinci. Vous l’avez probablement déjà vue en personne et si ce n’est pas le cas, vous la connaissez. Peinte vers 1503 et exposée au Louvre depuis 1797, c’est l’un des portraits les plus connus au monde. En temps normal, il faudrait jouer des coudes contre la foule pour pouvoir avoir la chance de jeter un coup d’œil à la dame au regard magnétique, mais grâce aux créneaux horaires pré-programmés, il y a de la place pour tout le monde et il est même possible de contempler Mona Lisa sans se presser. Alors profitez-en encore une fois.

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